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bretagne

  • Un racer sur la plage

    Dans les années 20-30, Hellé-Nice et sa Bugatti étaient déjà célèbres ; Philomenn et Victoire ne la connaissaient qu’à travers les articles de journaux relatant ses exploits tant dans le domaine artistique que la course automobile ; les filles l’admiraient pour sa grâce et son habileté à piloter les bolides, notamment sur la plage du Grand-Prix de La Baule. Une des premières femmes pilotes qui, à leurs yeux, deviendrait forcément l’exemple à suivre même si les filles avaient déjà des fourmis dans les doigts pour ce qui est pilotage et mécanique.

    Et ces courses sur les plages leur donnaient des ailes et des idées car Keremma, dans le Pays Pagan, valait largement la plage de La Baule ; pour tester les bolides qu’elles imaginaient, la configuration des lieux s’y prêtait parfaitement. On allait voir ce que ce faux-cabriolet avait dans le ventre ; en effet, avec un charpentier de marine, Victoire avait profilé le bolide ; mais ce n’était pas n’importe quel charpentier de marine car  c'était celui-là même qui avait travaillé avec le père de Marin-Marie sur la construction des premiers yachts paternels ; séduit par le projet des filles qui avaient esquissé un semblant de carrosserie, il avait réussi à trouver du temps pour les aider à gagner de précieux kilomètres-heure ; grâce à son savoir-faire, une carrosserie élégante vit le jour. Il avait réussi à trouver un équilibre parfait entre le bois et les très belles ailes déjà existantes. L’interrogation venait davantage du moteur que Victoire avait récupéré lors d’un voyage en Angleterre lors d’une visite auprès de la filiale que Monsieur Anzani avait créée : la British Anzani Engine Compagny ; certes, ce moteur leur avait été quasiment donné mais il avait dû connaître des jours meilleurs ; sa date de sortie ne figurait pas dans les archives et ce 6 cylindres pissait joyeusement l’huile ; cependant, en suivant les instructions de Monsieur Anzani lui-même et, après pas mal d’efforts, la petite brune avait quand même réussi à en tirer partie. De toute manière, pas le choix car il fallait que çà pète…çà suffirait certainement à faire peur aux mouettes lorsque l’engin rugirait sur la plage se disaient-elles en riant. Et de rugir, il le fit cet engin avec une Philomenn au volant !

  • Aberwrac'h

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    Aberwrac’h où l’inspiration se trouve sans cesse renouvelée.

     

     L’Aberwrac’h c’est le mariage du vert et du bleu ; la mer rentre dans les terres créant ainsi un paysage magnifique ; les couleurs changeantes du ciel et de la mer font qu’aucune journée ne peut ressembler à la précédente.

     

     Mais l’Aberwrac’h est également un port dans lequel les voiliers font escale ; pendant nos vacances finistériennes, j’ai pu ainsi croquer quelques vieux gréements ; les mots ne peuvent traduire ce sentiment de bien être que l’on ressent lorsque l’on se trouve au bord de l’eau à dessiner, à humer l’iode et le goémont, à écouter les coques vibrer…bref on respire et on est en symbiose totale.

     

     Et puis il y a les rencontres avec les marins passionnés de ces bateaux en bois…la même passion qui anime les fous roulants à part le fait qu’ils doivent composer avec la mer ; j’ai ainsi pu détailler les manœuvres savantes de l’équipage anglais (pas jeunes les british) pour accoster au millimètre près avec happy Return de 1904 : respect !!!

     

    Le couple naviguant à bord de l'élégant voilier de 1951 le mérite également ; le propriétaire l'a restauré sur deux années...superbe.

     

    Le site très intéressant pour découvrir Happy Return :

    www.mountsbayluggerassociation.co.uk

     

     croquis sont en ligne dans l'album bateaux