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Arbres à cames et poils de martre - Page 104

  • Grand format

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    Il y a quelques temps, j’avais évoqué un projet inhabituel et, maintenant que sa réalisation est terminée, je vais essayer de vous en parler et de vous faire partager cette expérience.

    Avant toute chose, je dois remercier les personnes qui m’ont spontanément apporté leur aide…à commencer par ma fille mais également Mr Chiron et les employés de son atelier qui m’ont été d’une aide précieuse.

    Tout a commencé par un coup de fil de Noël, le président de l’Amicale Salmson, qui souhaitait un décor pour le stand au salon d’Avignon fin mars…j’avais carte blanche mais l’oeuvre devait tenir dans le format de 7 mètres par 2,20 mètres, format que je pratique peu !! Le croquis fut vite réalisé et représente un décor de montagne car les Salmson des années 50 se sont distinguées dans les épreuves routières.

    Une fois la bâche confectionnée aux dimensions souhaitées, me voilà avec un grand machin blanc sur lequel je dois reproduire le croquis réalisé et alors là…on fait moins le malin ; d’abord avec quid du crayonné, comment on le fait et puis la peinture on utilise quoi…bref beaucoup d’interrogations pour le néophyte que je suis en dessinateur option peinture sur bâche.

    Heureusement l’atelier Chiron vint à mon secours ; faut dire que je les ai fait sourire quand je leur ai expliqué que je voulais dessiner un quadrillage pour reproduire mon paysage ; stop ! arrêtez les méthodes moyennageuses m’ont-ils dit, nous avons un rétro projecteur et nous vous le prêtons ainsi qu’un emplacement à l’atelier pour réaliser votre crayonné…sympa, très sympa ; aussi, la semaine dernière, tirage d’un film du dessin, rétro projecteur et hop nous avons attaqué avec ma fille le fameux crayonné…deux heures et demi de boulot et en plus Mr Chiron nous a fourni les crayons.

    Cela n’allait pas s’arrêter là dans le sponsoring désintéressé car pour le support il nous a donné un pot de peinture à sérigraphie ainsi que le diluant… « vous me ramènerez ce que vous n’avez pas utilisé »…certes nous avons découvert que nous avions un ami commun et que nous partagions la passion des vieilles autos mais quand même. Je ne pouvais rien faire de moins que de lui offrir une petite reproduction de la Porsche 917 des 24 h 1971.

    Il ne me restait plus qu’à trouver le bon pinceau….et le local vu les dimensions imposantes… sans compter la mémorisation des conseils de l’atelier Chiron. Normalement, la martre, mon animal fétiche, aurait du intervenir mais nous avons trouvé un pinceau de 14 à la texture moins prestigieuse mais qui s’est avéré très efficace et parfaitement adapté.

    Mon beau frère m’a mis à disposition une pièce parfaite où j’ai peint sur le sol, à quatre pattes ; au bout de 8 heures je suis arrivé à représenter quelque chose qui ressemblait à mon paysage. Cette peinture sèche vite mais il est préférable de talquer le bébé avant de rouler la bâche ce qui a produit involontairement un joli effet de neige sur mes sapins…

    Il ne reste plus qu’à attendre la réaction des zeureux salmsonistes du Midi ainsi que des visiteurs.

    A bientôt

     

  • Géo Ham, une très belle expo

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    Très belle exposition que nous avons découvert avec des amis jeudi dernier dans trois lieux d’exposition qui nous ont permis également de découvrir le vieux Laval.

    Certes, il y avait des œuvres connues mais toutes les facettes du talent de l’artiste étaient représentées : la course automobile et motocycliste, la publicité, les avions, le design, le reportage, les caricatures de pilotes.

    Cette expo devenait même émouvante avec la découverte des dessins d’enfants de Géo Ham où déjà transparait l’impression de vitesse dans les roues des motos de course.

    Elle était aussi troublante avec les illustrations réalisées pendant la guerre d’Espagne du côté des franquistes ou du côté des fascistes italiens pendant la guerre d’Ethiopie.

    Bref, tout est suggéré chez Georges Hamel, il ne s’agit pas de dessins réalistes mais çà bouge, çà dérape, çà vit…le pilote se bat avec son volant et çà se voit ; il ne reste plus que l’odeur de ricin et le bruit des moteurs. Ah le pilote au casque rouge... !!

    Nous avons bien aimé aussi les petits croquis annotés pendant les 24 heures ou les petites natures mortes sur la course auto. Tout cela dégage une atmosphère.

    Dans le dernier lieu d’exposition, une ancienne usine désaffectée, les organisateurs avaient eu l’excellente idée d’exposer dans un virage en hauteur de vraies automobiles de compétition contemporaines de l’artiste ; ils ont également pensé aux jeunes générations en mettant à la disposition des apprentis pilotes un jeu vidéo où ces derniers pouvaient piloter une Bug ou une Auto-Union des années 30.

    Petit bémol : l’ACO qui prêtait des œuvres ne semble pas faire grand cas de la conservation de ces dernières et malheureusement certaines étaient réellement en mauvais état.

    Heureusement, il nous reste le très beau livre publié pour cette exposition qui a l’immense mérite de combler un vide incompréhensible et de nous faire revivre cette exposition qui a fait l’unanimité chez nous.Merci à celles et ceux qui ont initié cette exposition.

  • Deux fauves en hiver

    Bonjour,

    Dimanche dernier, nous prenions notre traine-couillons diéselisant habituel en direction du sud de la Sarthe qui reste notre destination préférée dans notre département.

    En effet, nous avions envie de rendre visite à un antiquaire inconnu de nos augustes personnes ; découverte du lieu avec une visite sympa, de beaux objets, une discussion intéressante avec l’antiquaire et sa mère…bref un bon moment.

    Cependant, avant de repartir vers la capitale de la Sarthe, nous nous sommes arrêtés dans le centre de la Chartre sur le Loir et, sur le parking peu encombré, deux fauves mécaniques somnolaient sous ce soleil hivernal en attendant leurs propriétaires.

    Un que nous connaissions déjà, à savoir un magnifique XK120 coupé restauré parfaitement avec ses roues et ses enjoliveurs (et non en roues fils comme on en voit trop souvent à mon goût) et un autre, totalement inconnu, à savoir un coupé type E première série d’un département voisin.

    Leurs (heureux) propriétaires sont sortis au même moment et nous avons pu écouter le bruit de ce 6 cylindres légendaire….ainsi que le raclement de l’échappement sur le bitume…çà frotte ces bêtes là.

    Un moment magique et nostalgique dans ce haut lieu du sport automobile qu’est la Chartre-sur-Le Loir ; cette commune servait de base pour nombre d’écuries anglaises comme notamment Aston Martin qui siégeait à l’Hôtel de France ; le fait de découvrir ces deux Jag à cet endroit n’est vraisemblablement pas un hasard.

    Voilà je voulais vous faire partager cette petite tranche de vie où le paysage emprunt de douceur de vivre était illuminé en fin de journée par un beau coucher de soleil ; ce dernier, voilé par un léger brouillard hivernal, nous donnait l’impression d’être les seuls au monde sur ces petites routes de campagne.

    A bientôt.